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Le syndrome de Paris

Quand on était au Japon et qu’on disait aux Japonais qu’on faisait notre voyage de noces dans leur beau pays, ils hallucinaient. Quoi ? Des Français, qui vivent dans le pays le plus beau, le plus romantique du monde ? Pourquoi venir en voyage de noces au Japon qui n’est pas du tout romantique?

 

Nous, on riait devant leurs belles illusions sur notre pays et quand  on est rentrés à Paris et qu’on a vu la Porte de la Chapelle, les crottes de chiens et l’amabilité toute relative des chauffeurs de taxis, on s’est dit que les pauvres japonais, si gentils, si ordonnés, si polis et si attachés à l’esthétique, ils devaient un peu déchanter en arrivant à Paris.


Je me suis donc intéressée au Syndrome de Paris dont j’entends parler partout en ce moment. C’est un phénomène très intéressant et qui touche essentiellement les japonais qui séjournent en France plusieurs semaines (et donc, pas les touristes de passage).

 

 


Ce syndrome est un malaise dû au décalage entre ce qu’on imagine de Paris  (la haute-couture, Amélie Poulain, Doisneau, etc.) et la réalité (agressivité des gens, pauvreté, saleté et j’en passe).


La faute à qui ? Ben tout le monde, les Japonais eux-mêmes qui véhiculent cette image idéalisée à travers les films, les magazines, etc., les agences de voyage qui profitent de la passion japonaise pour la France pour en rajouter une couche  et nous, les Parigots qui sommes peut-être un peu avares d’efforts envers les étrangers.


La faute aussi aux énormes différences culturelles entre les sociétés japonaises et françaises et là, j’imagine que le problème existe dans les deux sens et même, pour tous (ou presque tous) les gens qui vont vivre dans un pays aussi différent du leur, ça s’appelle le choc culturel.

D’après ce que je lis, les conséquences du syndrome de Paris peuvent être l’hospitalisation et le rapatriement… Est-ce bien vrai ? J’ai quand même des doutes…


L’histoire ne dit pas si le « Syndrome de Tokyo » existe…


C’est quand même traumatisant les trottoirs non-fumeurs, les magazines porno omniprésents, les fillettes en uniforme scolaire obligatoire dont la jupe est mini-mini-mini et le réseau de métro ultra compliqué que même au  bout d’1 mois, on arrive pas à le prendre sans se planter (j’exagère à peine), non ?


Bon, en même temps, en partant là-bas, on s’attends à trouver tellement pire qu’ on est généralement agréablement surpris … et même, on finit par adorer, c’est peut-être ça le syndrome de Tokyo …

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Z
J'avais vu un reportage sur M6 là dessus (ils en parlent rarement de ce syndrome); et c est impressionnant !! On voit vraiment à quel point cela les touche
Répondre
L
<br /> <br /> ah oui? Sur M6? C'est marrant!<br /> <br /> <br /> <br />