Dans l'avion qui me ramenait de Londres cet après-midi, j'ai lu "Libération" et puis, en arrivant, j'ai écouté France Info pour me tenir au courant de l'actualité plutôt brulante.
J'en suis ressortie complètement écoeurée par les journalistes qui, à mon avis, ne sont pas à la hauteur du véritable travail de journaliste, tel que je le considère.
J'ai atterri dans un monde où :
- On s'acharne avec une frénésie morbide sur un homme à terre et surtout, présumé innocent.
- Chacun a sa petite histoire, accablante, où il se vante d'avoir été au courant des attitudes déplacées et très limites d'un homme, sans avoir rien dit, ni rien fait...
- On s'échine à rechercher l'identité, le visage ,le nom, le CV, la famille d'une victime dont personnellement, je me fous éperdument de savoir qui elle est. Savoir ce qui lui est arrivé me suffit surtout quand on sait que tous ces charognards risquent fort de lui pourir la vie une fois qu'ils l'auront identifiée.
Bref, que d'énergie et de temps passés sur des sujets qui ne nous amènent ni à réfléchir, ni à recouper les informations. Tout ce beau consensus pour assouvir le besoin de sang frais et de sensationnel du public, pour moi, ce que j'ai lu, c'est digne de la presse people, rien de plus.
Il s'agit d'un procès très douloureux, d'êtres humains qui essaient de faire valoir leurs droits et d'une affaire qui est loin d'être jugée alors, j'ai décidé de faire grève de toute forme d'information jusqu'à dimanche soir.
J'espère que d'ici là, les charognards auront trouvé d'autres cadavres à dépecer et laisseront la justice faire son travail, la victime (si elle est avérée comme telle) se reconstruire et l'agresseur (s'il est jugé comme tel) purger la peine qu'il mérite.
J'en profite pour ajouter un lien vers cet article qui m'a beaucoup intéressé... Ca fait réfléchir (ça change de la presse en fait!) :http://blog.plafonddeverre.fr/post/DSK%2C-ce-qu-on-dit-de-la-plaignante